Dernière mise à jour : vendredi 14 avril 2017 - 10:56

Oujda démarre son printemps culturel

بتاريخ 14 Avr, 2017 - بقلم Redaction

*La 6e édition du festival du cinéma a animé la ville 5 jours durant *18 films en compétition dont 12 courts-métrages

Edition réussie que celle du festival maghrébin du film (FMF) qui s’est clôturé ce 8 avril  à Oujda. Cet évènement qui s’ajoute aux autres manifestations d’envergure tenues dans la ville,  fait d’Oujda un véritable carrefour culturel. Avec les festivals du théâtre (Comedrama), Madih et Samaa, Taekwondo, Blouza, le festival international du rai, etc. la capitale de l’Oriental assure un programme diversifié, vecteur de promotion pour la ville et la région. Plusieurs évènements sont tenus sous le haut patronage de SM le roi Mohammed VI  et connaissent un grand succès populaire.

Et ce n’est pas un hasard si l’Association Ciné-Maghreb, initiatrice du FMF, l’organise cette année sous le thème de la culture comme locomotive du développement. «Il était temps que le festival cinématographique d’Oujda gagne en maturité et passe de la phase de reconnaissance à l’institutionnalisation pour faire de l’Oriental une destination culturelle prisée. In fine, promouvoir une industrie cinématographique locale», précise Khalid Sli, directeur du festival. Parallèlement à la compétition officielle qui comprenait 6 longs films et 12 courts-métrages, le festival honore le cinéma arabe et africain en projetant «Félicité» le film qui a obtenu le grand prix du  Fespaco à Ouagadougou et «eau, verdure et beau visage» du cinéaste égyptien Yousri Nasrallah.

Les aficionados en mal d’animation culturelle se sont massivement rendus dans
les salles pour suivre les projections. Cette année, la 6e édition se caractérise
par son ouverture sur des horizons arabo-africains

De même, deux colloques ont été organisés sous les thèmes: «la culture une locomotive du développement» et «la révolution numérique et la mouvance arabe». Quant au jury de cette édition, il est composé du penseur marocain Noureddine Affaya, (comme président), la réalisatrice algérienne Mina Kassar, le critique et journaliste irakien Kaiss Kassim, la réalisatrice mauritanienne Meryem Benbirouk et le réalisateur tunisien Abdellatif Benaamar. Le volet formation occupe également une place de choix dans ce festival.

200 cinéphiles et jeunes étudiants bénéficient d’ateliers techniques, artistiques destinés à la réalisation. Ces activités sont animées par le réalisateur tunisien Wassim Korbi (réalisation), le critique marocain Youssef Ait Hammou (scénario), l’égyptien Walid Sif (analyse filmique) et Mohamed Charaf Bencheikh (initiation à la vidéo). Idem pour un master class assuré par Noureddine Affaya, écrivain et essayiste marocain. Les enfants, pour leur part, auront leur matinée spéciale et pourront assister à la projection d’un film allemand «bande de canailles».

Reste à préciser que 4 artistes seront honorés à cette occasion: l’actrice marocaine Amina Rachid, pour son parcours exceptionnel,  l’actrice tunisienne Dorra Zarrouk, l’acteur égyptien Ahmed Wafiq et Rachid Madrane, ministre belge de l’aide à la jeunesse.
De notre correspondant,
Ali KHARROUBI