Dernière mise à jour : vendredi 14 juillet 2017 - 2:53

L’Oriental, nouveau hub du câblage?

بتاريخ 14 Juil, 2017 - بقلم Redaction

*Des grands de l’industrie japonaise automobile en prospection    *Une formation de l’Onudi dans ce secteur et le textile déjà lancée

L’organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI) vient d’organiser, à Oujda, une journée pour promouvoir l’investissement dans l’Oriental et initier des partenariats entre investisseurs japonais et acteurs économiques locaux. 4 grandes entreprises japonaises (Mitsubishi corporation,Toyota Tsusho corporation, Sumitomo Electric industries et Iwata Chizaki construcion) sont en visite de prospection, dans l’Oriental, pour lancer leurs propres projets. Cette journée leur permet de rencontrer une centaine d’investisseurs, entreprises, autorités régionales et autres acteurs publics. Le but est de concrétiser les projets en gestation. Quatre secteurs clés de l’économie régionale sont ciblés: l’industrie de transformation, la logistique et le BTP, les énergies renouvelables, l’aquaculture et la pêche.

 La rencontre marque également la fin du projet Revis (Réduire la vulnérabilité économique pour une plus grande stabilité via le développement des compétences industrielles et les partenariats interentreprises), fruit d’une coopération entre le gouvernement nippon, l’OFPPT, le ministère de l’Education nationale et l’Onudi. Jusqu’à présent, 420 bénéficiaires ont participé à des stages de formation sur le câblage automobile, textile, transformation d’entrepreneurs informels en porteurs de projets (plomberie, électricité domotique, menuiserie et ameublement) et confection de vannerie, est-il souligné par Félix Duterte, expert en suivi-évaluation à l’Onudi.

Initié en 2016, ce programme, pour lequel 790.000 dollars ont été débloqués, consiste à appuyer l’environnement des affaires autour de valeurs génératrices d’emploi. Il vise à faire accompagner les jeunes et les femmes qui ont des difficultés d’accès à l’emploi. «Bien que cette démarche ne soit pas nouvelle, c’est la première fois qu’un tel programme multi-activités est testé dans la région», explique Abderrazak Haddou, coordinateur national du projet. Ainsi, pour chaque action entreprise, toutes les dimensions d’écosystème y afférentes sont considérées en termes d’apport et de soutien. Les parties prenantes qui composent chaque action vont du bénéficiaire lui-même, de son système éducatif, de l’entreprise d’accueil, du marché jusqu’aux institutions d’encadrement et d’administration sectorielle et territoriale.

Ali KHARROUBI  //  L’Économiste