Dernière mise à jour : dimanche 27 août 2017 - 4:07

Oujda: «Karane» fait sa promo

بتاريخ 27 Août, 2017 - بقلم Redaction

*3e édition du festival célébrant le sandwich «le moins cher au monde»  *Valoriser une tradition culinaire tout en encourageant l’innovation

Le sandwich le plus vendu à Oujda fait sa promotion et consacre la place de Bab Sidi Abdelwahab comme espace d’animation culturelle. La troisième édition du festival «Karane, culture et traditions», organisée le week-end dernier, a tenu ses promesses: parade de lancement, défilé de vendeurs, «street parkout», meilleur assaisonnement, dégustation des meilleurs casse-croutes réalisés à base de pois chiche, œufs et huile, soirées artistiques…

Accessible à petit prix (à partir de 1,5 DH), Karane, dit le sandwich le moins cher au monde, est devenu la star de la street food (cuisine de rue) à Oujda. La ville en fait aujourd’hui une attraction, une occasion de transformer les espaces de vente en lieux de divertissement. L’idée est de valoriser une tradition culinaire, tout en encourageant les initiatives novatrices destinées à mieux servir ce sandwich traditionnel.

Son assaisonnement, sa fabrication, la gestuelle qui lui est associée, les attroupements autour des vendeurs et la déambulation des charrettes de vente, font de Karane une véritable culture urbaine. «D’où la nécessité de lancer des concours de préservation du produit, afin de garder sa fraîcheur pour une douzaine d’heures», précise-t-on auprès des consommateurs de ce mets.

Durant les trois jours du festival, une centaine d’artistes de différentes nationalités (mauritanienne, nigérienne, française et marocaine) ont égayé la place Sidi Abdelwahab avec des danses et des fusions réussies entre musique traditionnelle et musique urbaine.

Karane est une activité économique rentable pour plus de deux cent cinquante vendeurs. 42 d’entre eux ont bénéficié d’un accompagnement de l’INDH. Ils assurent leurs ventes sur de  nouvelles charrettes répondant aux normes de qualité. D’autres ont opté pour des locaux équipés. Les organisateurs du festival se sont engagés à faire de ce commerce une ressource d’économie sociale et solidaire

.Ali KHARROUBI // l’Économiste