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| Oriental |
Une quarantaine de projets de développement ont été inaugurés par le Souverain lors de sa dernière visite à Nador et Al Hoceima qui font de cette région et de celle du Nord une région
à potentiel intéressant, au positionnement géostratégique euroméditerranéen et maghrébin convoité grâce à la réalisation de ports, d'aéroport, d'autoroute. Cette région mise à mal par un passé difficile et par des tremblements de terre récurrents a été prise en main grâce à la création d'un environnement urbanistique rénové avec la réalisation de 15 programmes dont 14 inaugurés ou lancés par Sa Majesté, au profit de plus de 32 mille ménages avec un investissement global de 2.4 milliards de dirhams comme nous le confie le ministre Taoufiq Hejira ce qui a permis de faire avancer la phase de reconstruction des centres urbains des villages et des hameaux et de relogement des familles sinistrées .La phase de mise à niveau a connu le lancement et la réalisation de 10 programmes et projets avec un investissement de 1 milliard de dirhams. L'autre volet du développement de la région c'est la mise en place d' une politique d'attractivité intelligente développée par Mohcine Semmar, directeur à MedZ.
C'est en effet la démarche de l'intelligence territoriale qui consiste à relier la veille économique et l'action publique au service du développement durable d'un territoire, pour faire de celui-ci un pôle de compétitivité qui a été déclinée dans cette région. Comment et par quels moyens ? L'exercice, complexe, a nécessité tout d'abord de comprendre et d'analyser l'environnement de la région et ses capacités à s'ancrer dans une économie régionale avant d'étudier les leviers possibles pour un décollage de la région. L'un des moteurs, c'est l'entreprise qui est au cœur de la compétitivité des territoires conjuguée à une formalisation de politiques publiques d'intelligence territoriale. La relation entre les territoires, les entreprises et l'intelligence stratégique permet d'aboutir à deux constats majeurs. Le premier c'est, comme le souligne Driss Guerraoui, qui a organisé plusieurs rencontres internationales sur l‘Intelligence économique, c'est la place centrale de l'acteur «entreprise» et de la dynamique entrepreneuriale dans les stratégies de développement des régions et dans le développement des milieux innovateurs.
Le second c'est le besoin de mise en œuvre d'un management stratégique du développement régional conduisant à mettre en place des politiques d'intelligence territoriale au service de l'innovation tout ceci dans un contexte de concurrence. Dans cette dynamique de développement endogène «la composante sociale, partenariale et ascendante» occupe une place importante. L'autre moteur, c'est la «la réappropriation à des fins concurrentielles des facteurs immatériels» tels que le capital social, les pratiques culturelles et le «génie collectif». Comment piloter ce croisement ? C'est l'exercice auquel s'est livrée la commission du projet de régionalisation avancée qui vise la mise en place de «régions économiquement et géographiquement complémentaires et socialement et culturellement harmonieuses». C'est dans ce cadre qui conjugue les capacités d'adaptation des acteurs de la région, la prise en compte de spécificités locales dans l'élaboration des politiques publiques territorialisées que le plan Med Est se décline étape par étape pour faire demain de la région du nord, une région attractive.
Farida Moha / in le Matin
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C’est ce Mercredi 13 janvier…
